
À Saint-Jean (Haute-Garonne), pour GGL maître d’ouvrage, TAA Toulouse a livré en 2025 « Bureaux Hanami », une opération qui sort des références classiques des immeubles tertiaires de par la géométrie de sa parcelle. Surface : 2 733 m². Budget : 4 M€. Communiqué.
Le projet Hanami consiste en la réalisation d’un immeuble de bureaux en R+2 implanté au 11 boulevard de Ratalens, à Saint-Jean, en périphérie nord-est de Toulouse. L’édifice propose des plateaux tertiaires divisibles, capables d’évoluer dans le temps et de s’adapter à différents usages professionnels. L’ensemble, d’une surface plancher d’environ 2 700 m², a été conçu dans une logique de pérennité et de mutabilité, afin d’accompagner l’évolution des modes de travail et des besoins des utilisateurs.


Le terrain d’assiette se situe dans un environnement urbain composite, caractéristique des zones d’activités périurbaines. À l’est et au sud se développent des bâtiments artisanaux et industriels de faible hauteur, tandis qu’à proximité immédiate s’élève la clinique de l’Union, dont le gabarit plus important constitue un repère majeur dans le paysage.
Le site se distingue également par une forte présence végétale. Un espace boisé classé (EBC) longe les limites nord et ouest de la parcelle, tandis qu’un talus planté au sud forme un écran paysager entre le terrain et l’autoroute A68. Cette configuration paysagère, associée à la topographie légèrement descendante vers le sud et l’ouest, constitue un élément structurant du projet.
Plutôt que de s’opposer à ce contexte, l’implantation du bâtiment cherche à dialoguer avec ces contraintes naturelles et réglementaires. Le projet prend ainsi place au nord de la parcelle, respectant le recul imposé par l’autoroute tout en préservant les continuités végétales existantes.


Le projet des bureaux « Hanami » sort des références classiques des immeubles tertiaires de par la géométrie de sa parcelle. La volumétrie du bâtiment découle directement de la configuration parcellaire et de la présence de l’espace boisé classé. L’édifice se développe selon un principe de bandes parallèles légèrement décalées, qui permettent d’épouser la forme du terrain tout en générant une architecture dynamique.
Cette organisation en lanières offre plusieurs avantages. Elle favorise d’abord l’éclairage naturel des espaces de travail en multipliant les façades vitrées. Elle permet également d’ouvrir largement les bureaux sur le paysage environnant, notamment vers les espaces boisés et les plantations du site. Enfin, ce principe volumétrique crée des variations de profondeur et de relief qui animent les façades. Sur la façade est, orientée vers le boulevard de Ratalens, des balcons en saillie prolongent cette logique de décalage volumétrique. Ces éléments introduisent une dimension domestique et offrent des espaces extérieurs en loggias aux utilisateurs tout en participant à la composition architecturale de l’ensemble.
L’architecture du bâtiment repose sur une écriture simple et lisible, caractérisée par une trame verticale régulière. Les façades sont composées d’une alternance de panneaux en aluminium de teinte naturelle et de surfaces vitrées, organisées selon un module de 1,35 mètre.
Cette trame verticale confère au bâtiment une expression à la fois sobre et élégante, tout en soulignant la hauteur des façades. Les surfaces vitrées généreuses permettent d’apporter un éclairage naturel abondant aux espaces de travail et d’offrir des vues sur les espaces paysagers environnants.


Le soubassement du bâtiment est traité en béton, tandis que les façades associent aluminium et verre dans une palette chromatique homogène. Cette continuité de teinte renforce l’unité de l’ensemble et participe à l’intégration du bâtiment dans son environnement.
En toiture, les équipements techniques sont dissimulés derrière des parois en acier déployé galvanisé. Ce dispositif permet de préserver la pureté de la silhouette architecturale tout en assurant le bon fonctionnement technique de l’édifice. L’acrotère, qui fait également office de garde-corps, vient dessiner le couronnement du bâtiment et participe à l’équilibre des proportions de la façade.
L’aménagement paysager joue un rôle essentiel dans la conception du projet. Plus de 30 % de la surface de la parcelle est maintenue en pleine terre et végétalisée. La présence de l’espace boisé classé constitue un réservoir écologique important que le projet cherche à préserver et à prolonger.
Les stationnements, situés au sud du bâtiment dans la zone inconstructible, sont accompagnés de bandes végétales plantées d’essences locales. Ces plantations participent à la création de continuités écologiques entre l’espace boisé existant et les autres zones de pleine terre du site.


Le projet s’appuie également sur la conservation des arbres existants, auxquels viennent s’ajouter de nouvelles plantations. Cette stratégie paysagère permet de renforcer la trame végétale du site tout en améliorant le confort d’usage des espaces extérieurs. L’ensemble est traité pour faire écho aux jardins japonais, d’où le nom choisi pour l’opération par le promoteur.
L’accès au site s’effectue depuis le boulevard de Ratalens. Les piétons empruntent un cheminement existant à travers l’espace boisé classé, tandis que l’accès des véhicules est assuré par une servitude de passage depuis la parcelle voisine. Le projet prévoit 63 places de stationnement automobile ainsi que des locaux dédiés aux vélos, dimensionnés pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires et encourager les mobilités douces.