
À Créteil (Val-de-Marne), pour l’Université Paris-Est-Créteil (UPEC) maître d’ouvrage, l’agence allemande Nickl & Partner a livré en 2025 le BRB, un nouveau bâtiment de recherche biomédicale. Surfaces : 5 765 m² SdP ; 4 450 m² SU. Coûts : 18,40 M€ HT. Communiqué.
Avec le Bâtiment de Recherche Biomédicale (BRB), l‘Université Paris-Est Créteil (UPEC) franchit une étape décisive dans l‘intégration de la recherche, de l‘enseignement et des soins de santé publics. Intégré au campus Henri-Mondor, un complexe hybride réunissant un hôpital et une université, le bâtiment de 5 765 m² conçu par le cabinet Nickl & Partner France incarne non seulement l‘excellence technologique, mais aussi une nouvelle conception de la science comme pratique communicative, ouverte et ancrée dans la société.


À l‘intérieur, une structure claire et modulaire domine : les bureaux sont situés au sud, les laboratoires au nord, séparés mais reliés par un axe central entièrement vitré. Un atrium traversant tous les étages apporte la lumière du jour au cœur du bâtiment et permet une orientation intuitive. La connexion verticale ouverte favorise non seulement les relations visuelles, mais invite également à des rencontres informelles.
Le BRB constitue la nouvelle colonne vertébrale du campus Mondor : il relie la recherche, l‘enseignement et la clinique et renforce la visibilité internationale de l‘UPEC. Il fait office de trait d‘union entre la faculté des sciences de la santé et l‘hôpital universitaire Henri-Mondor (APHP). Les quelque 170 chercheurs qui y travailleront à l‘avenir bénéficieront de courtes distances, de plateformes collectives et d‘une organisation spatiale bien pensée qui favorise la communication et l‘innovation.


Le bâtiment trapézoïdal rompt avec la structure linéaire du campus et, grâce à son emplacement isolé, envoie un message clair : la recherche ne se fait pas dans une tour d‘ivoire isolée, mais dans un champ ouvert d‘interactions sociales et institutionnelles. La distance qui le sépare de la faculté crée une autonomie spatiale sans imposer de séparation fonctionnelle. Le bâtiment est directement relié au bâtiment existant sur deux niveaux, un pont architectural qui met l‘accent sur la connexion plutôt que sur la séparation.
Le geste expressif du parvis d‘entrée, encadré par un paysage doucement modelé et surmonté d‘un auvent caractéristique, met en scène l‘accès comme une invitation. La grande transparence du rez-de-chaussée, renforcée par des vitrages à hauteur de plafond et un hall de recherche ouvert, rend le travail scientifique visible et le situe littéralement dans l‘espace public. Des colonnes de forme organique, qui rappellent les processus de croissance naturels, introduisent subtilement le thème des sciences de la vie dans le canon des matériaux utilisés pour le bâtiment.


Le nouveau bâtiment offre des laboratoires hautement spécialisés de niveaux de sécurité L1 à L3, une animaleire A2/A3, le hall pilote PolluRisk ainsi que des bureaux et des salles de séminaire ouverts. À cela s‘ajoutent des zones de rencontre, des plateformes d‘échange et de collaboration, ainsi qu‘un jardin de plantes médicinales à l‘extérieur. La planification intégrale a été réalisée sur la base du BIM, en étroite collaboration avec des partenaires de renom : CET Ingénierie (BET TCE technique), CRR Ingénierie (direction des travaux), DGJ Paysages (paysagisme) et Impact Acoustic (acoustique du bâtiment).
L‘architecture mise sur un langage clair et épuré : le béton apparent, le métal et les éléments translucides créent à la fois robustesse et légèreté. Rien n‘est surdimensionné, tout est fonctionnel et lisible. La matérialité brute est une déclaration délibérée en faveur de la science en tant que processus.


Un bâtiment trapézoïdal brise la structure linéaire du campus, s‘élève à huit mètres au-dessus de la faculté de médecine et souligne l‘indépendance du bâtiment. De grandes baies vitrées au rez-de-chaussée ouvrent l‘intérieur sur l‘extérieur, rendent le travail scientifique visible et soulignent le concept de transparence et d‘ouverture. Des colonnes de forme organique, qui rappellent des structures naturelles, symbolisent également le lien avec la recherche biologique.
Le jardin thérapeutique, qui entoure le bâtiment comme un filtre paysager, mérite une attention particulière. Conçu par DGJ Paysages, il combine des plantes aromatiques et médicinales, des chemins structurés et des coins salon pour créer un contrepoint spatial à l‘environnement technologique du laboratoire. Le jardin n‘est pas seulement un lieu de retraite pour les chercheurs et les visiteurs, mais aussi un espace symbolique dédié à la régénération, à la santé et à la sensualité – une extension narrative du programme scientifique dans l‘espace public.
