
À Seilh (Haute-Garonne), pour Ametis, Ideom maître d’ouvrage, l’agence TAA a livré en novembre 2021 le projet « Melrose », la construction de 18 maisons en bande et d’immeubles de logements intermédiaires. Surface : 3 148 m². Budget : 6,80 M€. Communiqué.
Le projet s’inscrit dans le projet global d’aménagement du secteur 1 de la ZAC Laubis. Celle-ci a fait l’objet d’un concours Europan, remporté par l’équipe d’urbanisme AR357 et se situe sur une parcelle se trouvant aux portes de Seilh, non loin du site Airbus et du MEETT, réunissant le Parc des expositions et le Centre de conventions de Toulouse.
« Le secteur 1 est le commencement de la ZAC. « Tricoter son quartier » étant le leitmotiv des urbanistes, nous avons proposé lors du concours du secteur 1, une déclinaison de logements en lanière s’articulant autour d’un patio », déclare TAA.
Le secteur 1 est divisé en plusieurs lots : B8, B9, B10/B11 et le lot B12. Le lot B8 est réalisé par l’agence AR357, les lots B9 et B12 par l’agence FFFBBB et le lot B10/B11 par l’agence TAA.


Le projet d’aménagement de Laubis est privilégié au vu de sa situation. Aux portes du secteur dynamique du nord toulousain et en frange du centre-ville historique de Seilh, ce quartier bénéficie d’une implantation en bordure de Garonne sur un site où la faune est déjà présente dans le fossé mère. Ce fossé naturel donne une direction naturelle est/ouest sur laquelle les urbanistes et paysagistes se sont appuyés.
Tous les logements en RDC bénéficient d’un jardin privatif. Tous les logements situés en étage jouissent d’une loggia orientée au sud. Les stationnements sont regroupés au sein de cours communes de stationnements arborées.
Conformément aux orientations données par les urbanistes, le bâti suit une direction est/ouest afin de ménager des perspectives vers la Garonne. Les volumes bâtis des collectifs plus importants que ceux de maisons en bandes sont situés aux angles de la parcelle. Deux cours communes de stationnements nord/sud et une venelle piétonne est/ouest s’insèrent dans la trame bâtie. L’ensemble des constructions composent une architecture en lanière articulée autour d’espaces communs ouverts.
La mixité des typologies de logement se traduit spatialement par des hauteurs de constructions différentes.

« Cette grille définie des logements en lanière. Ce type de plan induit de travailler les typologies en hauteur. Nous avons donc déterminé le fonctionnement d’un T3 type que nous déclinons avec l’ajout de volume en RDC, R+1 ou R+2. Cette organisation spatiale crée un jeu de formes et de volumes apportant la richesse urbaine au projet. Le bâti en lanière permet également de travailler les clôtures de manière cohérente. Les différentes typologies créent un jeu de profondeur permettant d’intimiser les jardins. Les accès aux maisons de villes et aux intermédiaires se font au nord et ont un jardin au sud. Pour ce faire, une venelle est créée au centre de la parcelle », explique TAA.
Les maisons en bandes sont traversantes nord/sud. Les deux-tiers des maisons bénéficient d’un patio central qui permet de créer un apport lumineux naturel à toutes les pièces de la maison. Ce patio est une pièce extérieure en plus qui apporte de la qualité au logement. Les autres logements n’ont pas de patio ce qui permet de créer de la variété dans les logements. « Nous avons souhaité que toutes les maisons aient une entrée individualisée et un jardin au sud. Les maisons se déclinent à partir d’une même base, un T3 », souligne l’agence.


Les logements intermédiaires sont aussi tous traversants. Les petits logements se trouvent en RDC afin de bénéficier d’une entrée et d’un jardin individuel. Les logements plus grands s’imbriquent dans les étages pour bénéficier d’une loggia au sud et d’un accès privatif en balcon à l’est ou à l’ouest.
Certains T4 en R+1 dit T4 en chartreuse s’adossent aux cours communes afin de créer des intériorités vertes à l’intérieur des lots et permettent une urbanité forte au sud des lots B10/11.
Des annexes sont proposées et chaque logement est à l’image de ses usagers et surtout évolutif en fonction des besoins.
« Nous avons imaginé pour les maisons en bande de ce projet une famille de meubles permettant de personnaliser les espaces privatifs. Ici un meuble qui pourra être proposé en option lors de l’achat de la maison et qui sera positionné en fond de jardin. Il est constitué d’un compost, d’un récupérateur d’eau et d’une cuisine d’été. Il offre de nouveaux usages aux habitants », poursuivent les architectes.
Le mobilier extérieur et les espaces annexes viennent s’insérer dans la trame du bâti. Les évolutions sont maîtrisées architecturalement et définies par le schéma suivant.

Les locaux de stationnement des vélos s’insèrent dans les cours communes et dans deux des habitats intermédiaires. Les locaux de stockage et de présentation des ordures ménagères viennent se glisser en limite parcelle au plus proche des accès véhicules.
À partir d’une base commune aux lots B09, B10/B11 et B12, le concept développé permet d’apporter une richesse urbaine au plan-masse tout en maîtrisant son évolution. En prolongement de la cour de stationnement est, un terrain multisports favorise les rencontres entre les enfants du quartier mais pas seulement, son aménagement permet aussi d’en faire plus largement un espace d’échanges et de discussions.


Attenant à la cour ouest, un jardin partagé permet également les rencontres, autour d’un jardin potager où chacun peut partager ses expériences et prodiguer ses conseils. On cultive de jeunes pousses dans la serre mais on stocke aussi des outils de jardinage et on peut même manger entre voisins à l’abri. Au travers d’une activité commune des liens se créent.
Les cours communes de stationnement sont conformes aux prescriptions de la ZAC. L’enrobé des zones de circulation des véhicules est scandé par les fosses de plantation des arbres prévus toutes les quatre places. Les places de stationnements sont en pavés béton. La venelle piétonne en béton balayé au centre du lot est coordonnée aux aménagements prévus sur les voies publiques. L’espace sportif est en béton bouchardé avec un gradin en béton et quelques agrès. Le potager partagé accueille un espace de rangement pour les outils.

Premier élément de la séquence d’entrée des maisons en bande, les cours toulousaines comportent un cheminement en béton balayé bordé par un meuble de rangement d’une hauteur de 1,50 m en acier galvanisé et un petit espace vert.