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Accueil > Chroniques > Chroniqueurs > Chroniques d'Alain Sarfati > Maîtrise d’ouvrage d’architecture, la commande à la dérive

Maîtrise d’ouvrage d’architecture, la commande à la dérive

17 mars 2026

 La commande à la dérive
Titanic Sinking, gravure de Willy Stöwer — Magazine Die Gartenlaube @Domaine public

Personne ne maîtrise plus le processus de construire et si les architectes pensent que l’architecture existe, qu’elle a du sens au-delà d’une attente  « étique », ils ne doivent compter que sur eux-mêmes.

Il n’y a pas d’architecture sans commande

Parler d’architecture c’est la vivre, la ressentir émotionnellement dans toutes ses dimensions, à toutes les échelles. Aujourd’hui, l’architecture n’est qu’une réponse à des questions techniques, à ce qui se mesure, l’émotion n’y a pas d’existence. Pourtant la géologie est notre socle et le ciel notre pourvoyeur de lumière. On oublie de révéler le sens et on s’affranchit des façades. Il faudrait proposer un chemin à suivre qui commence par la culture qu’on a évacuée en substituant la table rase.

La croyance dans la contiguïté avec l’art contemporain (lui-même à la dérive) ne sauve pas l’architecture du naufrage, c’est le contraire. Peu de gens se risquent aujourd’hui à donner une définition de l’art qui permettrait d’échanger, pourtant l’art est ce qui nous touche au plus profond de nous-même. La beauté est « un instrument de domination sociale » selon Pierre Bourdieu, elle est pour moi le ciment d’une société et il faudrait remettre cette beauté au centre de nos propos. Aujourd’hui la beauté s’est réfugiée dans les musées qui racontent une histoire et sont au centre des débats. Cette beauté ne nécessite aucune explication, elle est une révélation.

La consultation pour le projet « Renaissance du Louvre » donne à penser que la maîtrise d’un ouvrage, autrement dit sa construction, mérite une véritable attention.

Il est vrai que bien peu de choses existent sur l’histoire de la maîtrise d’ouvrage et le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris par l’ingénieur Jean-Pierre Weiss en est un rare exemple. Il n’y a pas de lieu d’accumulation de transmission d’un savoir-faire, rôle qui était tenu par la Direction Départementale de l’Équipement.

Comment devient-on un grand donneur d’ordre ?
En étant général

Combien de chantiers, mon général ? Personne n’a été étonné de voir un militaire à la tête d’un grand projet.

Tous nos Louvois, nos Colbert sont aujourd’hui dans la finance, dans les grandes entreprises. La décentralisation n’y est pas pour rien. Ce sujet mériterait l’attention des historiens car conduire un projet est une véritable histoire, souvent une belle histoire pour l’architecte, la maîtrise d’œuvre et la maîtrise d’ouvrage. En fait, ce sont plusieurs histoires différentes. Si Dominique Perrault dit que « l’architecture est un art d’autorité », de quel côté doit-elle être ? Je pense que l’architecture doit être partagée, une vraie culture sans improvisation.

En ce sens, le sujet du Louvre, sujet actuel, est exemplaire. Ce projet qui vise à proposer une nouvelle entrée, pour le plus grand musée du monde, a fait l’objet d’une étude préalable, ce qui a priori est une bonne idée. Sauf que de cette étude a découlé une prescription qui retirait aux architectes la possibilité d’explorer toutes les possibilités de faire preuve d’innovation, d’invention. C’est dire le peu de confiance que la maîtrise d’ouvrage a dans les architectes (français en particulier) qui se trouvent réduits à ce que l’Europe en a fait : « des prestataires de services ».

En soi, ce ne serait pas grave si la maîtrise d’ouvrage était compétente. Il aurait suffi de dire : « nous voulons créer une nouvelle entrée, avez-vous une idée à nous proposer ? ». Au lieu de cela, un concours international a été lancé, mettant en évidence que la France ne sait plus parler d’architecture, qu’elle ne sait plus s’intéresser à ce qui est fondamental dans sa culture.

La maîtrise d’ouvrage aurait pu rajouter : « nous voulons de l’architecture, qu’êtes-vous capables de proposer ? ». Au contraire, elle s’est lancée dans un programme qui par avance était contestable. Elle s’est lancée dans le montage d’une équipe qui met en évidence la carence de la maîtrise d’ouvrage, incapable de dire clairement à ce stade qu’elle avait besoin d’un architecte et non d’un spécialiste en signalétique, d’un spécialiste en gestion des flux, d’un spécialiste en sécurité… Tout ceci n’a aucun sens.

L’architecte en prestataire de services

Il faudrait faire renaître et reconnaître le métier d’architecte, son apport indispensable et sa capacité d’écoute pour un programme qui ne soit pas « sec et mesurable » mais un programme qui produit du lien, de la continuité, qui produit un art qui parle à tous, de l’émotion, de la perception, de la « beauté ».

La maîtrise d’ouvrage délègue, elle transfère à des programmistes, à des assistants à la maîtrise d’ouvrage AMO, à une maîtrise d’œuvre d’exécution MOE, aux entreprises dans les METP… Et la maîtrise d’œuvre elle-même délègue à des paysagistes, à des acousticiens, des BET divers et variés, des économistes. Conclusion, plus personne ne maîtrise le processus.

Dans le cas qui nous concerne, la nouvelle entrée du Louvre, il aurait suffi d’être explicite. Ce concours est un révélateur que « la France ne s’aime pas », qu’elle ne sait plus commander, car commander suppose un minimum d’autorité et elle a bradé son autorité. Perdue, désemparée, elle fait appel à « des architectes étrangers » car elle a peur de se tromper. Mais elle se trompe aussi en se lançant dans un programme qui, par avance, est rendu contestable.

La France a perdu la culture des grands concours internationaux lancés dans les années soixante-dix. Beaubourg reste un exemple dans le déroulement d’une consultation internationale : six cent quatre-vingt-un projets. Suivront les grands concours de la Villette, l’opéra Bastille, la Grande Arche… de quoi mettre en place un savoir-faire.

La dernière des idées était aussi de se lancer dans le montage d’une équipe !

C’était mettre en évidence la carence de la maîtrise d’ouvrage avec sa flopée de spécialistes, à commencer par le spécialiste de la signalétique qui interviendra au mieux dans cinq ans, le spécialiste en gestion des flux, le spécialiste en sécurité…

L’expérience de Beaubourg, qui pour la deuxième fois en quarante-cinq ans ferme ses portes, était l’occasion de faire un bilan, celui d’une architecture expérimentale qui a rapidement montré ses limites. C’était l’occasion de faire un bilan architectural. Mais il ne se fera pas car « la critique manque de courage ». On peut néanmoins reconnaître que les commanditaires n’en manquaient pas : six cent quatre-vingt-un projets pour un concours d’idées. Il y avait le choix, il a été fait et c’était sûrement le bon, c’était l’air du temps, même s’il a emporté un certain nombre d’obligations que connaissent bien les marins, celui de l’entretien.

Il y a toujours le risque de se tromper mais le risque existe aussi lorsque le choix est limité à cinq concurrents. Alors la composition d’un jury restreint et compétent devient une évidence, il devra expliquer son choix. On ne lutte pas impunément contre sa propre culture.

La maîtrise d’ouvrage d’architecture a été déléguée aux entreprises

C’est cette dérive qui rend l’économie opaque et l’architecture transparente. Il est grand temps de repenser à une maîtrise d’ouvrage publique sur qui reposeraient l’avenir de l’architecture, une réflexion sur la ville et l’énoncé d’un grand projet de ville.

Le monde politique ne s’est pas encore emparé du sujet qui reste néanmoins éminemment politique : la ville est politique, l’architecture est politique. Il ne suffit plus de le dire, il faut mettre en place des politiques de projets à long terme pour éviter le saupoudrage et conduire une politique éclairée.

Alain Sarfati
Architecte & Urbaniste

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Par Alain Sarfati Rubrique(s) : Chroniques d'Alain Sarfati

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