
Une traverse, c’est un chemin étroit, plus direct que la route ; une traversée, c’est aller d’une extrémité à l’autre d’un espace. C’est surtout, pour le photographe Thierry Allard, l’allégorie des possibilités d’une ville en mouvement, traversée de toute part. Mobilité douce ?
Traverse(s),
j’aime ce mot multiple, son singulier pluriel, sa douce sonorité, mais surtout sa puissance évocatrice, qu’il soit obstacle ou solution.




Quant aux doubles, triples, quadruples… je ne les compte plus – sens de traverse(s), ils s’entrecroisent souvent dans mes images.

Parcourir les rues, prendre des chemins de traverse, photographier des ponts, des passerelles, des poutres, des rampes…
et des humains, bien sûr, au moment juste, de leurs traversées.





S’envoler, prendre des trains, rouler, marcher, faire soi-même d’infinies traversées, puis s’arrêter pour rendre compte d’un fini traversé de toutes parts, suspendu au vide de son au-delà.

Thierry Allard
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