
À Alfortville (Val-de-Marne), Architectures Anne Démians a remporté le concours pour la réalisation de la Maison de la Culture Arménienne, maître d’ouvrage. Surface : 1 100 m²SDP. Coût : 4,50 M€ HT. Livraison prévue : 2027. Communiqué.
La Maison de la Culture Arménienne, lieu de mémoire et de diffusion, se distinguera non seulement avec un certain nombre d’espaces spécifiques (musée, salle polyvalente, bibliothèque, salle d’enregistrement…) mais aussi par la sémiotique de son architecture exprimée par son écriture et les signes de sa façade. Ce lieu, fort et remarquable, bien que de taille modeste, sera le point d’entrée de la culture arménienne en Île-de-France et au-delà.

Une architecture au croisement de l’histoire et de la culture
Conçue comme un lieu culturel ouvert, la future Maison de la Culture Arménienne articule histoire, art et transmission. Le bâtiment accueillera une large programmation, incluant des expositions temporaires, des événements culturels comme des projections de films, des ateliers de danse, ou encore des cours d’arménien. Le musée, conçu pour être visité indépendamment du reste du bâtiment, sera dédié à l’exposition d’objets patrimoniaux, tout en étant accessible depuis les autres activités du lieu.
Plus qu’un centre culturel, cette réalisation sera un carrefour vivant où toutes les générations de la communauté arménienne pourront se rassembler, échange, créer ou transmettre leur héritage.
Ce projet se caractérise par son approche sensible à la mémoire arménienne. Dès l’entrée, un mur palimpseste en béton estampé se fait à la fois témoin de l’histoire du peuple arménien et colonne vertébrale du lieu en reliant l’ensemble des espaces.
Des extérieurs porteurs de mémoire
La première vision du bâtiment pose un ancrage culturel clair. La façade principale, composée de panneaux en pierre, reprend des motifs calligraphiques arméniens.
Le parvis poursuit cet hommage à l’Arménie où le sol en tuf et le basalte font écho aux roches utilisées dans l’architecture arménienne. Des plantations s’intègrent dans les dalles pour permettre l’infiltration des eaux et apporter des respirations végétales. À l’arrière, un jardin entoure la salle polyvalente et sa terrasse, offrant un écrin paysager structuré autour de plusieurs strates : arbres, arbustes, plantes grimpantes. Le stationnement, intégré dans ce même esprit, est perforé d’une végétation adaptée.


Un intérieur modulable et flexible pour un bâtiment durable
Le projet repose sur une trame constructive de six mètres qui permet la modularité des espaces aussi bien structurellement que fonctionnellement. Elle permet de cloisonner, décloisonner et recloisonner sans difficulté permettant une répartition efficace et évolutive du programme. Chaque plateau pourra être recomposé sans impact sur la structure, dans une logique de réversibilité et d’adaptation des usages pour garantir la pérennité du bâtiment.
L’éclairage naturel est privilégié pour toutes les activités de la Maison de la Culture Arménienne. Une vaste vitrine de 6,5 m de large sur 2,5 m de haut permet d’exposer de manière optimale des objets culturels à chaque étage. Dans les bureaux, les ouvertures sont dimensionnées pour atteindre un facteur de lumière jour minimum de 2,3 %, et assurer le confort des usagers été comme hiver.
