
À Bordeaux-Mérignac (Gironde), pour Rivage Ingénierie & Construction, maîtrise d’ouvrage privée, l’agence ZW/A (Zweyacker & Associés) a livré en 2026 Armstrong, une opération de bureaux et un hôtel de 162 chambres. Surfaces : bureaux 3 400 m² ; Hôtel 6 200 m² ; Patios 2 x 400 m². Montant travaux : 19,7 M€ HT (hors aménagements intérieurs hôteliers). Communiqué.
En périphérie de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac, signe le projet Armstrong : un ensemble mixte bureaux-hôtel qui accompagne la mutation du secteur Aéroparc. Longtemps structuré sur une logique industrielle et aéroportuaire, ce territoire stratégique de la métropole évolue vers un modèle productif et technologique, plus tertiaire, plus paysager et plus durable.
Du foncier minéralisé au bâtiment-cour, pensé comme un ensemble réversible, Armstrong articule transformation du sol, performance environnementale du bâti et hospitalité productive.


Accompagner la mutation d’une zone économique stratégique
Mérignac Aéroparc connaît depuis plusieurs années une transformation profonde : d’un modèle fondé sur l’industrie aéronautique, le territoire évolue vers une économie tertiaire tournée vers l’innovation, la technologie et les services.
Le projet Armstrong s’inscrit dans cette dynamique. ZW/A s’écarte du modèle classique des zones d’activités – un bâtiment posé au centre d’un parking – pour proposer une nouvelle manière d’urbaniser ce foncier économique. Deux volumes compacts, organisés autour de patios, libèrent le sol et reconstituent des continuités végétales et visuelles. Le projet introduit la figure du « bâtiment-cour » capable d’intégrer stationnements, halls et services tout en redonnant une épaisseur paysagère au site. Armstrong veut affirmer un autre récit : un site plus ouvert, structuré par un sol continu, des transparences qui rétablissent un dialogue avec le paysage et l’horizon, et organisé autour d’espaces communs qui organisent la vie du site et renforcent son identité.

Du foncier minéralisé au sol actif : reconstitution du sol et performance constructive
ZW/A a engagé une transformation concrète du site. Parmi les leviers activés :
– désimperméabilisation massive d’une part des surfaces minéralisées et reconstitution d’un sol vivant et continu ;
– reconquête de surfaces éco-aménageables : + de 2 800 m² de surfaces favorables à l’infiltration et à la biodiversité ;
– palette végétale adaptée au climat local ;
– compacité bâtie permettant de libérer les abords ;
– enveloppe à haute performance passive : inertie thermique de la structure béton, façades préfabriquées en aluminium, protections solaires intégrées, maîtrise des apports lumineux naturels ;
– réduction des îlots de chaleur par une forte présence arborée et minérale claire.
Cette démarche place Armstrong dans la catégorie des actifs conformes aux critères de valeur recherchés par les investisseurs, les opérateurs et les entreprises : sobriété, durabilité et adaptation aux exigences environnementales.

Réversibilité constructive et programmatique
Armstrong est conçu pour évoluer au-delà de son programme initial. Les deux bâtiments reposent sur une trame structurelle identique, avec hauteurs libres uniformisées et stationnement dimensionné pour pouvoir accueillir d’autres usages. Les façades précisément calibrées autorisent autorisent différentes configurations : bureaux individuels, open space, salles de réunion ou chambres. Armstrong devient ainsi une infrastructure productive adaptable, capable d’absorber de nouveaux cycles d’utilisation, sans démolition ni re-conception lourde.
Stratégie d’hospitalité comme levier de réussite
Plus qu’une juxtaposition de programmes, le projet recherche un écosystème cohérent. Dans un contexte où le travail se déploie entre mobilité, télétravail et hybridation croissante, l’architecture intègre les codes de l’hôtellerie dans les espaces tertiaires, et inversement, pour créer un environnement accueillant, flexible et efficace.
Les plateaux de bureaux adoptent des proportions domestiques et une esthétique lumineuse, empruntée au monde hôtelier. L’hôtel, de son côté, accueille des espaces de travail informels, des zones de réunion ou de coworking. Dans ce mélange des genres, les deux patios centraux de chaque bâtiment deviennent des lieux hybrides, où l’on circule, se rencontre, travaille ou se détend. Cette stratégie d’hospitalité « productive » traduit une conviction chère à l’agence : un environnement où il fait bon séjourner est un environnement où il fait bon travailler. Et réciproquement.

