
À Bordeaux (Gironde), l’agence milanaise Cino Zucchi Architetti (CZA), pour Nexity, Altarea Cogedim et Pitch Promotion maîtres d’ouvrage, a livré en 2023 L’Ark, un bâtiment de bureaux. Surface et coût : n.c. Communiqué.
Le nouvel immeuble de bureaux L’Ark, situé dans le quartier Belvédère de Bordeaux et dessiné par Cino Zucchi Architetti, est emblématique de la renaissance architecturale constante de la ville, qui intègre un design contemporain au profond respect du tissu urbain de la ville.
En s’adaptant aux caractéristiques uniques du site et à la conception globale des espaces ouverts environnants, la disposition de L’Ark et son type de configuration répondent efficacement aux lignes directrices du plan directeur général. La masse imposante de l’immeuble a été modelée en pliant son périmètre vers l’intérieur, de manière à donner forme à un bâtiment qui allie un schéma en H à un layout centralisé. Les côtés les plus courts du volume du parallélépipède – ceux qui donnent sur le boulevard et le parc situé à l’arrière – se transforment ainsi en deux courbes douces concaves.



La peau continue du périmètre est divisée en différentes couches, ce qui lui confère de la profondeur et crée un saisissant jeu d’ombres et de lumières. Le mur intérieur se compose d’une alternance de fenêtres en bandeau et de surface opaque, enrichie d’éléments pare-soleil en aluminium anodisé qui réagissent aux conditions météorologiques.
Les façades de l’immeuble sont animées de colonnes à l’épaisseur et au rythme variables, disposées en sept ordres irréguliers marqués par des corniches marcapiano. Ces colonnes, dont la conception équilibre proportions classiques et esthétique contemporaine, génèrent à la fois du volume et de la profondeur sur les façades. L’ordre supérieur relie les deux derniers étages et ouvre un espace qui accueille une terrasse-jardin protégée.

Les colonnes constituent des éléments non seulement de structure, mais également d’une puissante expressivité : chaque colonne est réalisée en béton avec une texture et une couleur qui rappellent la pierre historique de Bordeaux. Elles ont été modélisées grâce à des technologies avancées de production à commande numérique, qui ont permis de contrôler et de transférer la modification continue des paramètres de composition sur la base desquels elles ont été dessinées. Dans leur essence solide, le résultat est presque un écran structural autoportant.
Enfin, le projet parvient à évoquer des éléments de l’architecture historique française et bordelaise sans verser dans un esprit nostalgique. Si les colonnes du hall, par exemple, rappellent les trompes angulaires de l’architecture française, l’approche reste résolument contemporaine.