![Centre de loisirs du Bois de Cergy (95) PLURIEL[LES] Architectes (2026)](https://chroniques-architecture.com/wp-content/uploads/2026/10/01-Centre-de-loisirs-du-Bois-de-Cergy-95-PLURIELLES-Architectes-2026-@-Charly-Broyez.jpg)
À Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), pour la ville maître d’ouvrage, PLURIEL[LES] Architectes a livré en 2026 le Centre de loisirs du Bois de Cergy. Surface : 1 150 m² SU. Budget : 4,30 M€. Communiqué.
Implanté en lisière du Bois de Cergy, le Centre de Loisirs prend place dans un site boisé et patrimonial remarquable. Cette situation offre aux enfants un contact direct avec les espaces naturels qui entourent l’équipement.
Le bâtiment est conçu pour accueillir jusqu’à 200 enfants de 3 à 11 ans. Une partie des locaux peut également recevoir des formations et des événements organisés à la journée. À l’extérieur, plusieurs aménagements complètent le programme : des préaux, des espaces de détente et un terrain de sport.
![PLURIEL[LES] Architectes (2026)](https://chroniques-architecture.com/wp-content/uploads/2026/10/10-Centre-de-loisirs-du-Bois-de-Cergy-95-@PLURIELLES-Architectes.jpg)
![PLURIEL[LES] Architectes (2026)](https://chroniques-architecture.com/wp-content/uploads/2026/10/02-Centre-de-loisirs-du-Bois-de-Cergy-95-PLURIELLES-Architectes-2026-@-Charly-Broyez.jpg)
L’architecture s’inscrit dans le paysage tout en prenant appui sur le patrimoine environnant. Elle puise ses références dans les constructions traditionnelles du hameau du Brûloir, intégré dans la Zone de Protection du Patrimoine Architectural de Cergy, ainsi que dans l’organisation des anciennes parcelles maraîchères de la boucle de l’Oise. Le bâtiment adopte ainsi un plan en L et se développe sur un seul niveau. Au cœur de la parcelle, une cour d’entrée arborée compose des situations différentes pour chacune des salles.
Chaque entité bénéficie d’une orientation adaptée à son usage, tandis que les nombreuses ouvertures prolongent les vues et effacent la limite entre les espaces intérieurs et les aménagements extérieurs.

![PLURIEL[LES] Architectes (2026)](https://chroniques-architecture.com/wp-content/uploads/2026/10/04-Centre-de-loisirs-du-Bois-de-Cergy-95-PLURIELLES-Architectes-2026-@-Charly-Broyez.jpg)
Implantation de la parcelle. La parcelle est située au sud de la commune de Cergy, dans le secteur de la Ballastière. Elle est accessible depuis la rue du Brûloir, dont la circulation automobile s’achève par une raquette de retournement faisant office de dépose-minute pour l’ancien ALSH et le collège voisin. Au nord du site se trouvent plusieurs équipements communaux : le gymnase et le collège des Touleuses.
Un site et son histoire. Au-delà de la rue du Brûloir, le site s’ouvre sur le Bois de Cergy, un espace boisé classé d’environ 42 hectares. Également appelé la Ballastière, il se distingue par son relief irrégulier, hérité des anciennes sablières et ballastières, ainsi que par son passé de champ de manœuvres militaires qui ont laissé place aux aménagements réalisés lors de la création de la Ville Nouvelle pour en faire un lieu de loisirs et de détente.

![PLURIEL[LES] Architectes (2026)](https://chroniques-architecture.com/wp-content/uploads/2026/10/08-Centre-de-loisirs-du-Bois-de-Cergy-95-PLURIELLES-Architectes-2026-@-Charly-Broyez.jpg)
Le Bois de Cergy borde également la plaine maraîchère de la Petite Boucle de l’Oise, à proximité du quartier Grand Centre et du port de Cergy.
Un potentiel à révéler. Le terrain d’assiette de l’opération a accueilli pendant de nombreuses années le Centre d’accueil de loisirs sans hébergement (ALSH) du Bois de Cergy.
Le vieillissement des installations et la présence d’amiante ont conduit la Ville à engager une restructuration complète afin de regrouper l’ensemble des activités sur un même site, dans un nouveau bâtiment répondant à des exigences environnementales élevées.
![PLURIEL[LES] Architectes (2026)](https://chroniques-architecture.com/wp-content/uploads/2026/10/06-Centre-de-loisirs-du-Bois-de-Cergy-95-PLURIELLES-Architectes-2026-@-Charly-Broyez.jpg)

Le bâtiment adopte un plan en L et s’adosse à la limite de la parcelle, en prenant place entre les arbres centenaires existants. Cette disposition préserve le caractère paysager du site tout en libérant de larges espaces extérieurs non morcelés.
Développée sur un seul niveau, la construction s’inscrit discrètement sous la canopée. Son architecture réinterprète les volumes et l’organisation des anciens corps de ferme du hameau du Brûloir autour d’une cour d’entrée arborée. Les toitures, largement visibles, prolongent cette référence aux constructions traditionnelles.
Cette implantation favorise des orientations adaptées à chaque entité du programme, des panoramas variées sur le site et des usages qui se prolongent naturellement entre les espaces intérieurs et extérieurs. Les principales vues s’ouvrent sur une nouvelle clairière plantée, aménagée à l’emplacement de l’équipement d’origine démoli.
Le projet privilégie un nombre limité de matériaux, volontairement simples et traditionnels. Le bois, structurel ou en bardage, les toitures en ardoise et les briques de terre crue forment une palette de teintes naturelles. Ces matières contribuent à l’intégration du bâtiment dans son environnement, tandis que les modénatures en affirment l’écriture architecturale.
Un équipement de plain-pied. Le projet fait le choix d’un bâtiment d’un seul niveau, en rez-de-chaussée. Au-delà de sa simplicité constructive, cette disposition présente plusieurs avantages : une structure rationalisée, une consommation de matériaux limitée et l’absence d’ouvrages lourds, tels qu’un ascenseur ou un escalier, ainsi que des volumes supplémentaires à chauffer.
Valoriser la préfabrication. La construction s’appuie sur un système constructif hors site, de type 2D, en bois préfabriqué. Conçu à partir d’une trame et de modules répétitifs, il permet de rationaliser la mise en œuvre, de mieux maîtriser les quantités de matériaux et de limiter les déchets de chantier. Il inclut des éléments fabriqués hors site tels que des fermes traditionnelles en bois massif, des murs à Façade Ossature Bois (FOB), des caissons de toiture, et des prédalles.
