
À Nantes (Île de Nantes), pour la SAMOA (Société d’Aménagement de la Métropole Ouest Atlantique) maîtrise d’ouvrage, Studio Téré – Architectes a livré en 2026 L’Aiguilleuse, réhabilitation d’un ancien poste d’aiguillage ferroviaire en kiosque-guinguette. Surface : 36 m². Coût : 150 000 € HT. Communiqué.
Quel avenir pour le petit patrimoine ferroviaire oublié ? L’Aiguilleuse ou transformer un patrimoine ferroviaire en lieu de vie
« L’Aiguilleuse » prend place dans les Jardins de l’Estuaire, sur l’Île de Nantes, au cœur d’un territoire en pleine mutation. Autrefois rattaché à la gare Nantes-État, cet ancien poste d’aiguillage ferroviaire des années 1960 apparaît aujourd’hui comme un témoin de l’histoire industrielle du site.



Le projet s’appuie sur cet héritage pour lui donner un nouvel usage. Issu d’une démarche de concertation avec les habitants, le programme porte sur la transformation de ce petit bâtiment technique en kiosque-guinguette, mêlant petite restauration et programmation culturelle, tout en préservant l’identité ferroviaire du lieu.
Le projet conserve intégralement la structure principale du bâtiment existant. Le rez-de-chaussée s’ouvre largement sur l’espace public grâce à des menuiseries accordéons (en aluminium) et de grands volets pliants (habillage en tôle pliée – aluminium), qui transforment le bâtiment en véritable kiosque. L’escalier, en acier thermolaqué, reprend l’implantation d’origine de l’ancien accès à l’étage.


Les interventions architecturales sont volontairement sobres et lisibles. Les éléments architecturaux principaux (les volets pliants, l’escalier, les menuiseries accordéons et les lettrages) sont traités en teinte rouge-orangé – conférant au kiosque une identité forte et chaleureuse. Ils affirment la présence du bâtiment dans le paysage urbain, tout en faisant écho à l’esthétique des années 1960-1970, en résonance avec l’époque de construction et l’identité du bâtiment d’origine.
L’horloge d’origine, les anciens feux de signalisation et l’inscription « Nantes-État » sont conservés et intégrés à la nouvelle identité du lieu. La nuit, l’éclairage coloré de l’étage fait à nouveau apparaître ce bâtiment comme un signal dans le parc.


Le nom « L’Aiguilleuse » prolonge cette histoire, en référence aux anciens aiguilleurs ferroviaires, tandis que sa forme féminine participe à la féminisation des noms dans l’espace public.
