
Exclusif : Au Louvre, fin 1990 déjà, un piratage informatique avait remplacé la Joconde par l’actrice porno Tabatha Cash !
Réunis en assemblée générale dans la matinée du 12 janvier 2025, 350 agents environ ont voté la reprise de la grève faute d’avancées suffisantes dans les négociations engagées avec le ministère de la Culture et la direction du Louvre, ont indiqué la CFDT et la CGT. Nouvelle A.G. jeudi… Cette grève intermittente se déroule en même temps que l’enquête sur le vol des bijoux de la couronne qui semble piétiner.
Fin novembre l’un des quatre suspects mis en examen avait évoqué l’existence d’un commanditaire possible « au fort accent slave » qui avait promis le versement de 15 000 € aux exécutants présumés de l’opération du 19 octobre, tous recrutés en Seine-Saint-Denis. Il s’agit de Abdoulaye N., alias « Doudou cross Bitume » ex-youtubeur star de motocross ; Ayed G., dit « l’Algérien » ; Slimane K., arbitre de football amateur, et de Rachid H. ancien proxénète. À partir de ce mardi 13 janvier, et jusqu’à la semaine prochaine, ces quatre hommes sont convoqués devant le juge d’instruction à Paris pour leur premier interrogatoire « au fond », c’est-à-dire sur les faits.
Rien de nouveau ne semble montrer que l’enquête progresse en direction des commanditaires, malgré la certitude du président de la République que les joyaux de la couronne « seront bientôt retrouvés ».
La presse, notamment Libération, a largement établi que la sécurité du Louvre, depuis longtemps, n’était pas le chantier prioritaire des présidences successives du musée, et ce depuis belle lurette.
Information exclusive
Chroniques d’Architecture est aujourd’hui en mesure de révéler que la première opération de « hacking » (accès non autorisés aux systèmes informatiques en raison de vulnérabilités dans les logiciels, le matériel ou le comportement humain pour contourner les contrôles de sécurité) était antérieure aux années 2 000 !
Selon L’Express, du 27 avril 2 000, des « petits malins » avaient remplacé sur le site Internet du Louvre l’image de la Joconde par une image de l’actrice porno Tabatha Cash (présenté comme une « plaisanterie »). L’article est un papier de fond sur la cyberdélinquance évoquant la montée des affaires en 1999 et la création annoncée d’un nouvel office de police (OCRCHT) officialisée le 15 mai 2000. Il s’agissait d’une première opération de défiguration ou « défacement » dans le jargon des experts. L’Express ne date pas la défiguration du site du Louvre. Elle est citée juste après un exemple daté (« en juin 1999… ») mais sans lien explicite. Donc, au mieux on peut dire que : l’incident est antérieur au 27 avril 2000, et vraisemblablement fin des années 1990.
Aucune dépêche (AFP, Reuters) n’a relaté cet incident, ni aucun communiqué du Louvre de l’époque. Pas de reprise détaillée dans d’autres grands titres (Le Monde, Libération, etc.) donnant une date et/ou des auteurs identifiés, Aucun élément concret sur une plainte, une enquête diligentée, un procès ou une condamnation liés précisément à « Tabatha Cash sur le site du Louvre ».
Or, Sur le plan juridique, une intrusion et/ou une modification de contenu sur un site peut relever des infractions d’atteinte à un système de traitement automatisé de données (STAD) (chapitre du Code pénal, art. 323-1 à 323-8). Dans son article d’ailleurs, L’Express insiste sur le fait que beaucoup de victimes ne portent pas plainte (par crainte d’un « procès public » et de révéler leurs faiblesses), ce qui va plutôt dans le sens d’un épisode possiblement non judiciarisé ou resté discret.
Une même « discrétion » a été constatée récemment dans l’évocation du rapport Van Cleef & Arpels lors de la première audition de Laurence des Cars, présidente du Louvre, devant la Commission des affaires culturelles du Sénat, alors qu’il décrivait de façon explicite le modus operandi, mis en œuvre par les cambrioleurs en octobre dernier.
La discrétion semble donc être une attitude endémique bien étable de la gouvernance opaque du Louvre !
L’actualité, parfois, dépasse la fiction
Le lundi 12 janvier avait lieu dans les salons du Plazza Athénée la présentation par Maison Vendôme d’un procédé innovant, fruit de plusieurs années de développement, consistant à incorporer des diamants à ses vins effervescents, sous forme consommable. Cette innovation signe une union entre l’œnologie et la haute joaillerie à travers deux créations avant-gardistes (0,5 carat par bouteille) : Vendôme Héritage et Vendôme Héritage Réserve. Le vin – un chardonnay de Camargue transformé – porte en lui la mémoire du diamant, offrant à chaque gorgée un instant d’éternité, et surtout une fraîcheur incomparable.*
Aucun lien, c’est l’évidence, n’existe entre les joyaux de la couronne dérobés au Louvre et cette étonnante création, il s’agit seulement d’un phénomène de sérendipité, un sacré pied de nez à l’actualité.
Jean-Claude Ribaut