À Beijing (Chine), l’agence Snøhetta, en collaboration avec l’Institut de design architectural de Beijing (BIAD), a remporté en 2025 le concours pour la conception d’un nouveau Musée d’art situé dans le district de Tongzhou. Surface : 118 861 m². Budget : n.a. Ouverture prévue en 2029. Communiqué.
Ce projet emblématique sera la deuxième grande institution culturelle réalisée par Snøhetta dans la capitale chinoise, après la Bibliothèque de Beijing, mondialement reconnue et inaugurée en 2023.
S’étendant sur plus de 110 000 m², le nouveau musée d’art présentera une grande diversité de formes artistiques, des beaux-arts au patrimoine culturel immatériel, en passant par la mode et l’art contemporain. En faisant le lien entre traditions historiques et créativité moderne, le musée est destiné à devenir un nouveau fleuron de la scène artistique et culturelle pékinoise. Au-delà de son rôle de centre culturel, il constituera également un lieu de rencontre pour la communauté locale et un catalyseur du développement urbain du quartier.

Le projet architectural s’articule autour du concept de « vision », incarnant la double ambition du musée : collectionner et rassembler, exposer et révéler. Il est envisagé non seulement comme un gardien et un connaisseur de la culture et du savoir, mais aussi comme un catalyseur qui élève le regard au rang d’expérience esthétique, transformant l’observation en art. Ce concept orchestre un dialogue multidimensionnel, reliant l’abstrait au tangible : artistes et publics, histoire et futur, architecture et paysage, individus et communautés, villes et monde. Le musée devient un carrefour vivant où les idées se croisent et les perspectives convergent, favorisant un continuum de créativité et d’interprétation. Le Musée d’art de Beijing est un creuset d’expressions plurielles et de diversité perceptive, un lieu où d’innombrables visions coexistent et s’épanouissent. L’idée de « vision » aspire à embrasser cette richesse, à l’image d’un océan rassemblant les affluents de la pensée et de l’imagination.
Situé au-dessus d’une ligne de métro, le musée fait office de pôle de transport, reliant les visiteurs au monde de l’art. Sa volumétrie sculpturale rayonne à partir d’un noyau central, tandis que ses façades ondulées, semblables à des lentilles, estompent les frontières entre bâtiment et paysage, créant un espace public dynamique qui s’intègre à la vie locale. La conception harmonise la complexité du programme et la diversité des expériences offertes aux usagers, garantissant flexibilité et inclusivité.

Au cœur du musée se trouve un atrium kaléidoscopique qui, tel un aimant, attire les différents éléments du programme vers l’intérieur. Cet espace circulaire est agrémenté de niches semi-ouvertes dédiées aux expositions et aux échanges, réparties sur plusieurs niveaux, créant ainsi une connectivité verticale et une continuité spatiale dans tout le bâtiment. Galeries, réserves et espaces techniques s’enroulent en spirale autour de l’atrium, se prolongeant en volumes en forme de pétales qui offrent des vues panoramiques sur les environs, juxtaposant l’expérience de regarder vers l’extérieur à celle d’être vu.
Conçu comme un prolongement organique du langage architectural rayonnant du bâtiment, l’aménagement paysager déploie de généreux espaces civiques qui invitent à la sculpture, au dialogue et aux interactions en plein air. Il ne s’agit pas d’un simple ajout mais d’un continuum spatial où architecture, paysage et intérieur fusionnent en une tapisserie culturelle unifiée. Grâce à cette synergie, le Musée d’art de Beijing transcende ses limites physiques, projetant sa présence et son rayonnement dans le tissu urbain et au-delà. Il devient un lieu de convergence, reliant les personnes, les idées et les expériences, tout en célébrant la continuité du temps à travers passé, présent et futur.

Le Musée d’art de Beijing intègre le développement durable en son cœur, avec des panneaux photovoltaïques sur le toit et un aménagement paysager résilient qui met en œuvre des stratégies de gestion de l’eau conformes aux principes de la ville-éponge, créant ainsi un équilibre harmonieux entre architecture et écologie.
