
À Toulouse (Haute-Garonne), pour Caso Patrimoine maître d’ouvrage, TAA Toulouse a livré en 2024, en plein centre-ville, « Les Bureaux Labéda ». Surface : 1 162 m². Budget : 2,40 M€. Communiqué.
Le site du projet bénéficie d’une situation particulière : il se trouve dans l’hyper centre de Toulouse, le long d’une artère très fréquentée : le boulevard Lazare Carnot qui joint deux places : le square Boulingrin et le jardin Pierre Goudouli. Il ceinture le centre ouest historique de Toulouse.


Contexte urbain
Grâce à l’influence de la gare, l’attractivité toujours grandissante de l’aire Métropolitaine Toulousaine, et la qualité de vie recherchée dans l’hyper centre, le développement urbain de Toulouse est fortement dynamisé. En effet, la métropole de Toulouse dispose d’un rayonnement national et européen en croissance. Plus encore son cœur de ville ancrée dans une histoire locale et typique fait sa réputation.
Le contexte du site est donc très urbanisé, le tissu existant alentours est dense dû à la proximité d’édifices prestigieux : le théâtre de la cité, l’église Saint-Georges, la place du capitole ou encore la cathédrale Saint-Étienne. Une des deux façades du projet est le long du boulevard Carnot : une large artère périphérique très fréquentée à l’hyper centre. Quant à la façade rue Labeda, le théâtre de la cité lui fait face.
Le projet s’insère dans un contexte construit à l’identité forte : la brique et ses coloris rouges ont rendu la ville de Toulouse attractive. Afin de conserver cette dynamique constructive et esthétique, le projet prend en compte ce critère et l’adapte en proposant une interprétation architecturale contemporaine adaptée à son contexte et aux enjeux.

Localisation de la parcelle à l’échelle du quartier
Le parti pris du projet est de construire en limite de parcelle en premier temps, sur une profondeur définie par le PLUiH (ici 13,70 m, la cour étant dimensionnée par la réglementation IT 263 pour son désenfumage), pour dans un second temps s’élever jusqu’au niveau des égouts des bâtiments environnants. Cela compose une volumétrie aux formes simples : deux rectangles encastrés pour joindre le boulevard et la rue. Elle se fera discrète avec une toiture-terrasse où seront logés les quelques locaux techniques, placés en retrait des façades pour minimiser leurs impacts visuels.
Le programme s’articule donc en trois entités superposées : le restaurant au rez-de-chaussée, les bureaux aux étages, la terrasse et les locaux techniques en toiture.

De par cette disposition urbaine avec la création de cette cour pavée perméable pour bénéficier de la pleine terre de celle-ci, on peut ainsi planter un arbre qui va ombrager et rendre la terrasse du restaurant plus agréable les jours de chaleur plus intenses.
De par son positionnement phare, en particulier ses façades, la lecture horizontale des niveaux, caractéristique des immeubles toulousains, est conservée tout en jouant avec une trame verticale présente pour renforcer la lecture urbaine de ce bâtiment. En démarquant légèrement le socle par une hauteur plus importante et par des menuiseries aluminium toute hauteur, l’immeuble est aligné aux ornements des bâtiments voisins. Les niveaux supérieurs continuent les lignes horizontales de la rue et la lecture de la menuiserie avec une allège vitrée vient cadencer la lecture de la façade. Enfin, le traitement des couronnements de façade est adapté en fonction de l’usage et des bâtiments mitoyens. Sont ainsi adoptés deux traitements différents.

Côté rue Labeda – Façade principale
Le socle se démarque des étages. Les niveaux supérieurs s’alignent à l’environnement proche et la volumétrie vient dans la continuité des bâtiments existants. Les volumes de la terrasse sont situés en second plan pour ne pas modifier cette volumétrie.
Côté boulevard Lazare Carnot
La façade côté boulevard est plus urbaine et plus cadencée : la lecture se fait principalement par le biais de la trame verticale. Cette trame est renforcée côté boulevard car en continuité du rez-de-chaussée à la toiture. L’acrotère qui vient couronner la façade est travaillé dans le détail : un jeu de briques en quinconces vient créer des ombres et de la profondeur, laissant ainsi supposer la terrasse située en toiture. Sont utilisés deux matériaux, la brique du Savès et l’aluminium teinte corten, pour les menuiseries et le mur-rideau de la cour. Grâce à ces matériaux, les façades sont traitées dans la finesse constructive mais aussi dans la palette de couleurs si caractéristiques du centre-ville toulousain.


