À Paris (IIIe), pour PARIPARK maître d’ouvrage, LBBA-Architecture a livré en 2025 la métamorphose d’un parking en bureaux et logements. Surface : 1 670 m² SDP de bureaux + 213 m² SDP de logements. Budget non précisé. Communiqué.
Au 7 rue Barbette, au cœur du Marais, un parking enclavé opère sa mue. Accessible par un unique passage couvert, cette parcelle minérale dédiée à la voiture, devient un lieu de travail atypique, fait de lumière, de volumes contrastés et d’espaces à s’approprier. Un lieu pour les vivants – usagers, végétaux, espèces cohabitantes – qui redonne à ce cœur d’îlot une intensité d’usages et une respiration urbaine.


Cette métamorphose se fait sans dénaturation. Bien au contraire : l’identité d’origine — grande toiture centrale portée par les portiques Hennebique en béton armé, empreinte du passé industriel — est révélée et prolongée par la sobriété de l’intervention. Le projet revendique une esthétique du déjà-là. Dans ce site contraint, où peu d’ouvertures sont possibles, la lumière devient le premier matériau. Captée principalement par le haut, elle descend au cœur du bâtiment via une grande verrière centrale équipée de protections solaires extérieures facilement orientables bien que non motorisées, et par des percées verticales qui assurent ventilation naturelle et éclairage jusqu’aux niveaux les plus bas. Ces concepts low-tech traduisent une logique passive et durable.
Les hauteurs variables, l’accrochage des volumes entre eux et les différences d’ambiance génèrent une spatialité singulière. Le bâtiment s’explore comme une promenade : les circulations décloisonnées, les escaliers et passerelles intérieurs et extérieurs sont autant d’espaces à s’approprier et offrent une lecture continue et fluide du lieu.

La végétalisation agit comme catalyseur de cette reconversion : les patios créés en pleine terre et l’ensemble des toitures-terrasses sont largement végétalisés et deviennent des jardins, supports de biodiversité et apports de fraîcheur pour les usagers et les avoisinants.
Ce projet démontre qu’un bâtiment non conçu pour l’habitat ou le travail peut devenir, sans démolition, un espace atypique, sensible et intensément vivant. Aujourd’hui, logements et bureaux y cohabitent : les habitants ont investi les logements, tandis qu’une maison de mode a pris possession des volumes bureaux/ERP pour y installer son siège, son showroom et ses ateliers de confection !

Une reconversion exemplaire, fidèle à l’existant, porteuse d’usages et tournée vers la ville de demain.
