
Visions périphériques de Bruno Palisson ; Centre d’art moderne Gulbenkian, par Erieta Attali ; La peau des autres, par Estelle Lagarde. Trois photographes d’architecture, trois univers. Beaux livres évidemment. La sélection d’avril.
Visions périphériques de Bruno Palisson
Bruno Palisson saisit le mouvement, le fige et dévoile le temps qui passe. Ce temps qui se déplace tout autant qu’il nous déplace. L’image cadre des paysages qui défilent, s’entremêlent, se reflètent, écho de ces chemins de vie que l’on devine. La photographie montre l’ici et maintenant, réfléchit les possibles passés et ce qui tient déjà de la mémoire collective.
Bien plus qu’une route ou un voyage, la photographie de Bruno Palisson ancre la géographie d’une époque.
Le livre Visions périphériques de Bruno Palisson est disponible en édition de collection, numérotée, imprimée sur un papier 170 g, avec une couverture pelliculée mate 400 g et signé par le photographe.
L’édition de collection est imprimée en France et envoyée dans un très beau papier de soie bleu cacheté. Commander : https://www.corridorelephant.com/editionencours-bruno-palisson
À propos de l’auteur :
L’architecte Bruno Palisson avait été photographe avant que l’architecture, maîtresse impérieuse, ne conduise pendant 25 ans sa pratique d’homme de l’art. Démon de midi ? Il a redécouvert une passion ancienne, retraçant ici les passages obligés de l’opérateur débutant avec l’œil et la sensibilité de connaissances acquises par l’expérience. « Je n’aurais pas pu faire ce travail avant, il me fallait vivre avant de raconter », dit-il.
(re)Découvrir toutes les chroniques-photos de Bruno Palisson
Pour découvrir plus avant le travail de Bruno Palisson photographe
L’avis de la rédaction : Bruno Palisson poursuit sa captation assidue du mouvement, l’architecte en lui libéré de l’ancrage dans le sol. En témoigne Délit de fuite (2020), Rêverie ? Train de vie (2021) ou encore Taxi Writer (2025). Avec Visions périphériques il est le photographe d’un monde mouvant.
Éditeur : Corridor Eléphant Editions ; Visions périphériques de Bruno Palisson; 43 Photographies (couleur et noir et blanc) ; 74 pages ; Format 21 x 15 cm ; Prix : 38 €
Centre d’art moderne Gulbenkian, par Erieta Attali
Ce volume célèbre la dernière réalisation architecturale de la Fondation Gulbenkian à Lisbonne : le nouveau bâtiment du Centre d’Art Moderne (CAM), conçu par l’architecte Kengo Kuma en collaboration avec le paysagiste Vladimir Djurovic. Bien plus qu’un simple bâtiment, ce projet est un dialogue vivant entre architecture, nature et ville, transformant musée et jardin en un espace public unifié, en parfaite adéquation avec la mission culturelle de la Fondation.
À travers l’objectif d’Erieta Attali , photographe d’architecture primée, le bâtiment et son environnement sont immortalisés dans des images saisissantes et empreintes d’atmosphère, révélant le subtil jeu des formes, de la lumière et des matériaux. Ses photographies, à la fois précises et poétiques, mettent en lumière comment le bâtiment et le jardin créent des espaces propices au repos, aux échanges et au partage.
Les photographies d’Attali sont accompagnées de textes éclairants qui plongent le lecteur au cœur de l’histoire de cette renaissance. Attali présente le projet à travers son regard visuel unique, tandis que les conversations avec Kuma et Djurovic révèlent l’étroite collaboration créative entre le musée, l’architecte et le paysagiste.
Un essai de l’historienne de l’architecture Ana Tostões ancre le projet dans l’héritage de la Fondation Gulbenkian et son rôle évolutif en tant qu’acteur culturel public. Plus qu’un simple geste architectural audacieux, le toit sculptural du musée – prolongement poétique du paysage par Kuma – étend le bâtiment dans le jardin, abolissant les frontières et transformant l’espace vert en un havre de paix urbain. Les photographies lumineuses d’Attali donnent vie à ce dialogue entre forme et espace : le toit semble respirer au rythme du jardin environnant, capturant la sérénité et la générosité qui sont au cœur du projet.
Cette oasis de biodiversité, créée par Djurovic, est librement accessible au public et incarne l’engagement de la Fondation en faveur du développement durable, de la communauté et de la continuité culturelle.
Le Centro de Arte Moderna témoigne de l’héritage durable et de l’esprit visionnaire de la Fondation Gulbenkian, affirmant un avenir où l’architecture devient un véritable catalyseur de connexion.
Avec les contributions d’Erieta Attali, Vladimir Djurovic, Seng Kuan, Kengo Kuma, Andres Lepik et Ana Tostões.
À propos de l’auteur :
Difficile de faire photographe d’architecture plus cosmopolite. Erieta Attali est né à Tel Aviv mais a grandi à Athènes et Istanbul. Diplômée de la Columbia University de New York, elle obtient son doctorat à la RMIT University de Melbourne. Elle a enseigné au Chili, au Danemark et en Allemagne. Le Japon n’a plus de secret pour elle. Elle vit à Paris aujourd’hui. Elle n’a jamais cessé de photographier.
(Re)découvrir toutes les chroniques-photos d’Erieta Attali
L’avis de la rédaction : Eriata Attali est la photographe de Kengo Kuma tant elle seule semble capturer son architecture légère et éthérée qui repose sur l’idée constante de faire disparaître l’objet architectural. Ici la découverte d Centre d’art moderne Gulbenkian comme si vous y étiez.
Éditeur : ArchiTangle; Centre d’art moderne Gulbenkian, par Erieta Attali ; Photographies (couleur et noir et blanc) ; Diverses contributions ;Langue : Anglais ; 128 pages ; Prix : 48€
La peau des autres, par Estelle Lagarde
Karine. « La perte de connaissance, le coma, les soignants de l’hôpital d’Angoulême qui disaient qu’il n’y avait rien à faire. Mon mari et ma famille ont demandé mon transfert à l’hôpital de Bordeaux où j’ai été opérée. Là, on m’a ouvert le crâne pour enlever la tumeur que j’avais au cerveau. La cicatrisation se faisait difficilement. Je n’ai pas parlé pendant plusieurs jours à la suite des complications postopératoires et je me suis réveillée en soin intensif après quatre ou cinq jours de coma ».
Karine est une jeune femme d’une trentaine d’années, mère de trois enfants lorsqu’elle se réveille un jour sur un lit d’hôpital, soudain « emmurée » dans son propre corps. Elle a survécu là où bien d’autres meurent. Depuis plus de trente ans maintenant, Karine vit avec des séquelles irrémédiables. Comment revient-on dans la vie après une telle expérience ? Que devient notre quotidien lorsqu’on a perdu l’usage de ses bras, de ses mains ? Tant d’interrogations face à un tel basculement de vie…
Le livre La peau des autres d’Estelle Lagarde mêle textes, entretiens et photographies. Des portraits – le plus souvent métaphoriques, inspirés des états d’âme, du vécu et des mots de Karine – et un récit factuel, se complètent et apportent des éléments de réponses aux questions soulevées par son quotidien.
À propos de l’auteur :
Estelle Lagarde est diplômée de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles et de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette. Sa démarche explore la fragilité humaine et la fugacité de la vie à travers des projets toujours en lien avec des espaces porteurs d’histoires de vie : espaces construits, naturels, corporels ou psychiques.
(Re)découvrir les Chroniques d’Estelle Lagarde
Découvrir plus avant le travail d’Estelle Lagarde
L’avis de la rédaction : De l’âme des pierres à l’âme des gens, Estelle Lagarde développe une œuvre sensible d’une généreuse originalité. Une photographe de la lumière intérieure !
Éditeur : Process Editions ; La peau des autres, par Estelle Lagarde ; Photographies (couleur et noir et blanc), textes et entretiens de et par Estelle Lagarde ; Postface de Bertrand Quentin ; 128 pages (Papier Arena Rough 120g) ; Format : 18 x 15 cm ; Prix : 30 €


