
À Nanterre (Hauts-de-Seine), pour Eiffage Immobilier maître d’ouvrage, l’agence IT’S a livré en 2026 Campus du Parc, nouveau campus du Groupe Léonard de Vinci sur le site de l’ancienne école d’architecture. Surface : 18 000 m² SDP. Budget VEFA : 116 M€ HT. Communiqué.
Vitres cassées, graffitis, la végétation qui reprenait ses droits : pendant vingt ans, l’ex-École d’Architecture de Nanterre a été un bâtiment fantôme, sans jamais perdre sa puissance spatiale. Conçu en 1971 par Jacques Kalisz et Roger Salem et construit en moins d’un an grâce à la préfabrication industrielle (GEEP Industries), il fut le premier équipement public d’un vaste projet de réhabilitation sociale qui transforma un ancien bidonville en un quartier de ville. Il se dresse au cœur du parc André-Malraux, pensé dès l’origine comme une véritable cité culturelle, entourée d’équipements culturels tels que le Théâtre Nanterre-Amandiers et l’École de Danse de l’Opéra de Paris.
Abandonné depuis 2004, le site est intégré en 2018 au concours Inventons la Métropole du Grand Paris 2, IT’S remporte la compétition pour ce site avec le projet Campus du Parc, nouveau campus du groupe Léonard de Vinci.



Pendant vingt ans, le site et le bâtiment sont restés coupés de la vie du quartier alors même que Nanterre et La Défense, alentour, connaissaient une phase de développement intense. Le projet répond à cette situation selon deux axes stratégiques : la reconnexion et la réactivation. Reconnecter l’un à l’autre a été un objectif du projet au même titre que régénérer le bâtiment : un système de cheminements publics relie aujourd’hui le site à l’Esplanade Charles-de-Gaulle, à la gare RER, à la rue Salvador-Allende et au parc André-Malraux, selon un axe nord-sud qui remet en relation le parc et la ville.



La régénération urbaine
Un Projet Urbain Partenarial (PUP) avec la Ville de Nanterre, cofinancé par Eiffage Immobilier et le groupe Léonard de Vinci, prolonge cette reconnexion au-delà des limites de l’école, en redessinant l’allée Le Corbusier et la place devant l’entrée. Réactiver, c’est en revanche redonner fonction et qualité : l’implantation du Pôle universitaire Léonard de Vinci régénère le bâtiment — qui passe d’environ 10 000 à 18 000 m² — tant sur le plan architectural que programmatique, en le replaçant au cœur du réseau d’équipements culturels du parc André-Malraux, pensé dès l’origine comme une véritable cité culturelle.


Le projet Paysager
Le parc entre dans le projet, mais l’inverse est vrai aussi : le projet entre dans le parc. Le projet du sol extérieur reprend la géométrie cellulaire des modules de l’école de Kalisz et Salem, composant — avec le paysagiste Base — un dessin qui se relâche progressivement à mesure que l’on s’approche du végétal : un gradient qui passe du minéral au végétal. Près des volumes, le revêtement compact accueille les usages nécessaires — l’accès des secours, les zones de livraison, les lieux de pause des étudiants — sans jamais s’imposer comme une infrastructure visible ; à l’approche du parc André-Malraux, le dessin s’ouvre, les sols se désimperméabilisent, les eaux pluviales sont gérées naturellement, la végétation prend le dessus. Un système paysager en anneau referme le site sur le parc qui l’entoure, et en fait, littéralement, une extension.
