
À Dijon (Côte-d’Or), pour Constructa maître d’ouvrage, PietriArchitectes et Upsilon ont, en 2026, livré 38 logements collectifs sur la ZAC du Quai des Carrières Blanches. Surface : 2 487 m² SDP. Coût : 5 M€ HT. Communiqué.
Dans le quartier de la Fontaine d’Ouche, l’opération décline, au bord de l’eau, un vocabulaire singulier de logements au plus près du canal de Bourgogne et du lac Kir, autour d’une référence commune : le cabanon de plage.

Un site d’interface entre la ville et l’eau
Le Quai des Carrières Blanches s’étire le long du canal de Bourgogne, là où l’Ouche rejoint le lac Kir, à la rencontre de deux territoires qui se tournaient le dos : le quartier très minéral de la Fontaine d’Ouche, édifié dans les années 1970, et les espaces de nature et de loisirs des berges.
Dans le cadre du renouvellement urbain piloté par la SPLAAD, le lot 3 prend place sur une parcelle de 2 704 m², au sein du cahier des charges urbain conçu par l’agence Rudolph Vinet et de l’aménagement des rives mené avec le paysagiste Sequana.
Bas et de gabarits homogènes en R+3 partiel, les bâtiments instaurent une échelle à hauteur d’habitant et font la couture entre les tours existantes et le grand paysage. Implantés linéairement, ils ménagent des percées visuelles nord-sud entre l’eau et le quartier, tandis que des halls traversants ouvrent des accès depuis la ville comme depuis le canal.


Le cabanon de plage, fil conducteur du projet
Tout le projet se déduit d’une référence unique : le cabanon de plage. Le cabanon renvoie à une architecture du temps libre, à une architecture poétique, à une architecture de l’eau. Côté canal, un rez-de-chaussée continu de cabanons court le long des rives : il leur donne une identité forte, les fait vivre et crée des espaces publics qualitatifs, accessibles à tout le quartier.
À l’échelle du logement, ce même cabanon devient une pièce en plus – ouverte sur l’extérieur – que chacun s’approprie au gré de ses usages : cuisine d’été, atelier, abri à vélos ou à kayak.


Des logements tournés vers le dehors
Les logements sont baignés de lumière par de grandes baies vitrées, dessinées pour donner l’impression de vivre dehors. Doublement orientés, ils bénéficient d’une ventilation naturelle traversante et profitent à la fois des vues sur l’eau et de la lumière du sud et de l’ouest. Les espaces extérieurs se déclinent, balcons au R+2 tournés vers le lac Kir ; toitures-terrasses au R+3, ouvertes sur le panorama du quartier.


La tuile blanche, un matériau local
Les tuiles blanches, principal matériau du projet, possèdent de hautes qualités environnementales et sont produites localement. Déclinée dans une palette de blancs sur les façades comme sur les pans de toiture, la tuile blanche unifie l’ensemble et lui donne sa silhouette. Entre chaque bâtiment, une faille végétalisée d’environ sept mètres préserve un espace planté et prolonge la trame verte des berges jusqu’au cœur de l’opération.

