
À Paris (XVIIe), pour la RIVP (Régie Immobilière de la Ville de Paris) et Hénéo maîtrise d’ouvrage, l’agence CQFD Architecture a livré en 2026 la pension de famille des Apennins, 19 logements autonomes et meublés avec espaces communs et jardin en cour intérieure. Surfaces : 600 m² SDP. Budget : 2,62 M€ HT. Communiqué.
« La Pension de famille, c’est mon chez-moi aussi longtemps que je le souhaite ». Paroles d’une résidente
Résidence sociale destinée à des personnes à faible niveau de ressources, en situation d’isolement ou d’exclusion sociale, pour lesquelles l’accès à un logement ordinaire est difficile, la pension familiale offre un logement privatif au sein d’un cadre collectif à taille humaine, avec des espaces communs qui permettent de rompre l’isolement.
La Pension de famille des Apennins s’implante au cœur d’un tissu résidentiel dense du XVIIᵉ arrondissement de Paris. L’architecture privilégie la sobriété constructive et la durabilité : une structure mixte associant pierre massive porteuse issue des carrières de Vassens et ossature bois, complétée par des isolants en fibre de bois biosourcés.
L’ensemble exprime une matérialité franche et pérenne, au service d’une écriture domestique et chaleureuse, intégrée au paysage parisien.
Les 19 logements autonomes et meublés s’organisent autour d’espaces collectifs ouverts sur une cour renaturée et arborée, véritable îlot de fraîcheur. Ces lieux partagés – salle commune, cuisine, buanderie, jardin – favorisent les échanges et la cohabitation entre les résidents.


Le volume du projet, volontairement compact, crée une atmosphère rassemblée et inclusive. À travers cette réalisation, CQFD Architecture explore la manière dont la qualité spatiale, la lumière naturelle et les matériaux bruts peuvent contribuer à la dignité d’un logement et à la reconstruction du lien social, en cohérence avec les principes fondateurs des pensions de famille.
Le projet s’inscrit dans un ensemble de parcelles formant une portion de quartier faubourien composée d’immeubles collectifs dont le gabarit varie entre R+2 et R+7, avec une dominante de R+5.
Il a été conçu à l’emplacement d’un petit immeuble occupant l’ensemble de la parcelle, dont le maintien en vue d’une surélévation était techniquement impossible. Sa démolition a également permis de désimperméabiliser et de renaturer le sol, offrant ainsi un véritable cœur d’îlot de fraîcheur dans un tissu parisien dense. Ce jardin constitue le prolongement direct de la salle partagée de l’immeuble.



