
À Montauban (Tarn-et-Garonne), pour la ville maître d’ouvrage, l’agence iséroise Collection Architectes a livré en 2026 un ascenseur urbain né de l’alchimie entre architecture et paysage. Budget : 1,4 m € HT. Communiqué.
Au cœur de l’Occitanie, la ville de Montauban est dotée d’une grande richesse historique, culturelle et naturelle qui forge l’identité du territoire. Elle est marquée notamment par la présence de l’art, de la sculpture en particulier, par l’omniprésence de l’eau et bien sûr par sa colorimétrie ocre qui sublime les éléments naturels et architecturaux.

Le jardin des plantes, espace paysager et romantique, dessiné en 1861 par Le Breton, constitue un havre de nature exceptionnel au cœur d’un environnement urbain historique remarquable. Ce projet d’infrastructure porté par la ville s’inscrit dans une volonté de :
– fluidifier la liaison piétonne entre la ville basse et la ville haute ;
– créer une liaison qualitative et fonctionnelle pour les Montalbanais ;
– s’inscrire harmonieusement dans l’Espace Boisé Classé ;
– limiter au maximum les nuisances pour le voisinage immédiat.
Au-delà de sa vocation fonctionnelle, ce projet répond à un enjeu contemporain fort : créer un lien entre l’urbain et le naturel. Pour répondre à cet enjeu le projet s’appuie sur la volonté de créer une parfaite alchimie entre architecture et paysage.


À l’échelle du site, le projet paysager porte l’ambition d’amener le jardin des plantes jusqu’au pied de la nouvelle ascension en s’inscrivant dans la continuité du dessin historique de Le Breton. Ainsi l’ouvrage n’appartient pas au parking mais bien à l’espace naturel.
Pour porter au mieux l’enjeu d’intégration, la structure se veut simple, rassurante et efficace. Tout est fait pour favoriser l’immersion totale dans le paysage. Un premier plan végétal constitué de massifs végétaux, d’arbres de hautes tiges et de cépées fleuries accompagne l’ouvrage qui est implanté au cœur du boisé.
La structure est accessible par une ouverture dans un grand voile en béton teinté inséré délicatement dans le talus végétalisé. Habillée de verre, elle en émerge délicatement et laisse transparaître le végétal.


Lorsque la structure se détache du talus végétal, elle se vêt alors d’une peau ondulée et sobrement miroitante qui agit comme un trompe-l’œil. L’architecture se teinte de reflets, capte et fait vibrer le paysage puis le ciel. Comme une illusion d’optique, l’ascenseur se fond dans son environnement, il est presque invisible.
L’ascension est marquée par un passage de l’ombre à la lumière, du végétal vers un univers enveloppant et immatériel qui marque la transition entre nature et ville. Arrivé en haut, un auvent intégré dans la volumétrie de la structure offre à un espace couvert avant la traversée de la passerelle (23 m de longueur) immergé dans le boisé et l’arrivée sur la place haute.

La passerelle reprend le langage structurel de l’ascenseur et se fond dans la végétation. Habillée de lames métalliques ajourées pour ouvrir la vue sur le paysage et la canopée des arbres.

