
À Marseille (8e), pour CDC Habitat maître d’ouvrage, PAN Architecture a livré en 2026 Le village vertical, une opération de 52 logements. Surface : 2 600 m² SDP. Coût : 5,40 M€ HT. Communiqué.
Le quartier de la vieille chapelle est un territoire hétérogène marqué par un tissu urbain lâche entre faubourg villageois, ensemble de logements collectifs autonomes, quelques équipements et des traces d’un patrimoine industriel local.
La qualité de ce tissu urbain vient essentiellement des rues de bord de mer qui rassemblent des maisons individuelles accolées et des petits immeubles de rapports, l’ensemble développe des figures d’accolement, de verticalités et d’expressivité de toitures traditionnelles à deux pans. L’architecture de villa urbaine de bord de mer est particulièrement marquante et revêt une valeur identitaire patrimoniale forte.



Cette lecture du site est essentielle puisqu’elle préside à une démarche dont l’objet cherche à valoriser cette identité de quartier littoral et sa situation exceptionnelle, entre mer et collines. L’agence a cherché à traduire l’apparente injonction entre l’idée de village et la densité nécessaire au développement de ce quartier. Penser la ville en partant de cette ambition est un enjeu fort. Il s’agit de valoriser les typologies bâties en dialogue avec l’architecture des maisons de ville du bord de mer d’un côté et créer une forme urbaine adaptée à la résidence sociale ainsi qu’à l’échelle de l’îlot de l’autre côté.
Le projet cherche ainsi à répondre aux conditions préexistantes du site en valorisant une architecture domestique verticale et fragmentée mais composée de manière très urbaine : alignements sur rue, rigueur dans l’ordonnancement des façades, etc. Cette légitimité de la forme bâtie est renforcée par le travail morphologique des toitures qui empruntent au tissu urbain voisin un langage de toitures pignon à double pente.


Disposé en deux plots ouverts sur un cœur d’îlot végétalisé, le projet se compose sur un axe est-ouest, proposant des logements traversant et orientés sur le paysage environnant. En réponse aux contraintes de très forte exposition du site (mers, soleil et vent dominants) la volonté est d’inscrire le projet dans une nécessaire pérennité de l’enveloppe. Le béton architectural blanc joue d’effets de coques sur les principaux voiles de façade alors que l’expressivité des pignons est traitée avec un jeu de lasure en bandes verticales, un clin d’œil aux cabanes de plages.

