
Les étudiant·es des écoles supérieures de la Culture sont mobilisé·es. Des revendications communes mais des réalités propres à chaque secteur. Tribune.
Le mardi 27 octobre de 16h à 18h30, nous, représentants étudiants nationaux, avons été reçus en présentiel et en visioconférence, par la direction générale de la démocratie culturelle, des enseignements et de la recherche (DGDCER) du ministère de la Culture. Cette rencontre a permis d’échanger sur la situation nationale et les mobilisations étudiantes.
Cette rencontre intervient alors que les étudiant·es se mobilisent et que les besoins des écoles sont considérables. Cet échange a été d’abord l’occasion d’affirmer le soutien aux mobilisations lycéennes et de condamner les violences policières. Ont été aussi abordés l’ensemble des revendications communes aux écoles supérieures de la culture, mais aussi les problématiques spécifiques à chaque secteur de formation (architecture et paysage, arts plastiques et design, cinéma et audiovisuel, patrimoine, spectacle vivant).
Nous avons également souhaité comprendre pourquoi notre représentation n’a pas été associée aux discussions organisées à Matignon le lundi 26 octobre et comment le ministère entend faire remonter nos revendications au niveau gouvernemental.
À l’issue de cette rencontre, le ministère a bien pris connaissance des revendications étudiantes et problématiques des écoles, sans pouvoir apporter de réponse immédiate.
Nos revendications sont celles portées par le mouvement lycéen : davantage de moyens pour un enseignement digne.
Les revendications s’organisent autour de neuf urgences identifiées :
– urgence budgétaire et humaine ;
– urgence démocratique ;
– urgence pédagogique et professionnelle ;
– urgence spécifique à des établissements ;
– urgence d’accès à l’enseignement ;
– urgence sanitaire et sociale ;
– urgence d’insertion ;
– urgence de la recherche ;
– urgence d’égalité entre l’université (MESR) et les écoles de la Culture (MC)
Des revendications communes mais des réalités propres à chaque secteur
Les écoles supérieures de la culture regroupent des établissements et des disciplines aux fonctionnements différents. Une réponse nationale ne peut donc se limiter à des mesures générales, elle doit également prendre en compte les difficultés propres à chaque secteur.
Nous souhaitons que ces enjeux soient abordés sans réduire la discussion à un établissement ou à un cas particulier, car les situations locales doivent éclairer les problèmes structurels de l’ensemble du réseau.
Nous avons exposé les constats parfois critiques de nos écoles de la Culture. Nous avons aussi demandé au ministère de clarifier ses responsabilités, les moyens dont il dispose, les démarches qu’il compte entreprendre et les suites concrètes qu’il entend donner à nos demandes.
En somme, nous avons demandé entre autres :
– des réponses explicites à la question de notre absence des discussions à Matignon du lundi 26 octobre ;
– une reconnaissance de la place des étudiant·es des écoles supérieures de la culture dans les mobilisations nationales ;
– la transmission de nos revendications aux responsables politiques concernés ;
– une deuxième réunion, prévue le 10 novembre, permettant d’examiner les demandes et de fixer des suites concrètes avec a minima, la ministre de la Culture, avec la participation souhaitée du ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche.
Les écoles supérieures de la culture sont une composante à part entière du service public de l’enseignement supérieur. Leur avenir ne peut se décider sans celles et ceux qui y étudient.
Représentant·es nationaux des étudiant·es des écoles de la Culture (CNESERAC)