
La conception de l’agence BIG (Bjarke Ingels Group) a été choisie en avril 2026 pour le nouveau Musée d’histoire naturelle de Hongrie, situé à Debrecen, la deuxième plus grande ville du pays. Surface : 23 000 m². Budget et date de livraison non précisés. Communiqué.
Ce musée sera niché au cœur de la Grande Forêt de Nagyerdő, un espace forestier centenaire au nord de la ville. Le projet se compose de trois rubans paysagers superposés, s’élevant doucement du sol forestier pour former un nouveau lieu de rencontre et d’échanges scientifiques.
Implanté sur un ancien terrain de sport, le nouveau Musée est conçu en collaboration avec les agences Vikár és Lukács Építés Stúdió, Museum Studio et TYPSA. Il remplacera l’institution actuelle de Budapest et s’inscrit dans la volonté du gouvernement de faire de Debrecen un pôle régional majeur d’éducation et de culture d’ici 2030. Commandé par le Musée et le ministère de la Culture et de l’Innovation, le nouveau bâtiment abritera des salles d’exposition permanentes et temporaires, des espaces pédagogiques et de recherche, des services publics et des locaux techniques.


« L’histoire naturelle me tient particulièrement à cœur, à tel point que j’ai prénommé mon fils aîné Darwin. C’est donc un grand honneur pour moi d’avoir été choisi pour concevoir le Musée d’histoire naturelle de Hongrie, niché dans la Grande Forêt de Debrecen. Notre projet s’inspire des chemins et des lignées qui s’entrecroisent. Des rubans de paysage se superposent pour créer une série de niches et d’habitats, de salles et de galeries, fusionnant harmonieusement intérieur et extérieur, intimité et grandeur. Il en résulte une colline artificielle au cœur d’une clairière : géométriquement épurée et pourtant d’une douce fluidité organique : un écrin idéal pour les merveilles du monde naturel », explique Bjarke Ingels.
Le nouveau musée se caractérise par trois volumes imbriqués qui épousent les contours du paysage. Avec sa structure en bois massif et sa façade en bois brûlé, le musée est partiellement enterré et s’élève depuis le sol forestier pour se fondre visuellement dans le parc environnant, tandis que sa toiture en pente invite le public à la découverte et offre des vues imprenables sur la ville.


« Nous avons imaginé le Musée d’histoire naturelle de Hongrie comme une partie intégrante de son environnement, façonné par le paysage environnant et le façonnant en retour. Construit en bois massif, le bâtiment présente une façade composée de panneaux de bois brûlé d’origine locale qui émergent du sol, estompant ainsi les frontières entre architecture et nature sauvage. Le musée tire parti de l’inertie thermique du sol et intègre des systèmes énergétiques sur site, notamment des boucles géothermiques et des panneaux photovoltaïques, afin de garantir un climat intérieur stable tout au long de l’année. Plutôt que de simplement préserver le site, le bâtiment le restaure et le valorise, régénérant la biodiversité tout en s’adaptant discrètement à son environnement », souligne Hanna Johansson, associée (BIG).
Quel que soit leur point d’arrivée, les visiteurs découvrent des places ouvertes, des sentiers forestiers sinueux et des perspectives encadrées à travers et au-dessus du bâtiment. Le musée est accessible de tous côtés, s’intégrant ainsi au tissu urbain et au paysage naturel environnant. L’entrée est marquée par une vaste place sud qui constitue un lieu de rencontre pour la vie communautaire et les activités du musée.


À l’intérieur, le hall d’accueil fait office de point de convergence central, offrant des perspectives sur les ailes d’exposition environnantes : cinq galeries permanentes et une dédiée aux expositions temporaires et aux programmes publics, organisées en cercle. À l’étage, une bibliothèque et un restaurant offrent une vue imprenable sur la canopée forestière, tandis qu’en contrebas, un espace d’apprentissage accueille des ateliers, des aires de jeux et des laboratoires de recherche pour les élèves, les familles et le personnel.
Minimisant son emprise au sol, le musée est partiellement intégré au terrain. Les toitures végétalisées en pente sont plantées d’espèces indigènes, offrant des habitats à la faune et la flore locales tout en prolongeant visuellement le parc au-dessus du musée. La végétation se prolonge sur le site et à l’intérieur du bâtiment, créant des espaces de détente et de rencontre ouverts au public tout au long de l’année.