
À Nantes (Loire-Atlantique), pour Batinantes et iceo maître d’ouvrage, l’Atelier Ramdam (Franck Dibon et Olivier Misischi) + l’agence Palast ont livré une opération de 81 logements en structure bois et béton de chanvre, locaux d’activités et parking en sous-sol. Superficie : 5 247 m² shab + 800 m² su. Coût des travaux : 14,50 M€ HT. Communiqué.
Au cœur de Nantes, la transformation de l’ancienne Caserne Mellinet est le reflet des enjeux contemporains de la ville. Situés à l’entrée de ce quartier composé de six hameaux, les logements livrés par Ramdam et Palast s’inscrivent dans le hameau Chapus, qui assure la transition entre le faubourg Saint-Donatien et le cœur de la caserne. Tout en respectant la volonté des urbanistes de créer une identité cohérente entre ces deux ensembles, le projet s’inscrit dans une ambition constructive forte, en proposant une structure bois et des façades minérales en béton de chanvre enduites.


Silhouette urbaine animée
Les nouveaux bâtiments forment un front bâti le long du grand mail piéton. Cette situation leur permet de s’inscrire véritablement dans un dialogue avec le « déjà-là », le patrimoine bâti et les arbres du mail. Le travail sur les variations volumétriques des constructions contribue à l’animation des espaces publics et à la transition subtile entre les maisons de la ville ancienne et le cœur du nouveau quartier, plus monumental.
Une variation de l’intensité lumineuse et des ombres portées, permettant d’éviter un effet de masse, est générée sur la promenade et au sein de la parcelle. Les découpages judicieux participent à la silhouette urbaine du projet et à l’identification des logements.

Minéralité et légèreté
L’ordonnancement des niveaux bas et des niveaux hauts et l’échelle des volumes renvoient à l’architecture des bâtiments de casernement conservés. La domesticité du projet se retrouve dans l’échelle de la fenêtre, dans sa proportion et sa modénature. Le rythme de la façade répond à la disposition des logements, et permet de séquencer les volumes, grâce à l’alternance de grandes baies et de trumeaux en béton de chanvre aux arêtes adoucies. Ceux-ci bénéficient de vues dégagées profitant des axes paysagers et des interstices entre les bâtiments environnants. Les porches d’accès aux immeubles constituent de véritables fenêtres vers le cœur d’îlot partagé avec les immeubles voisins.


Logements ensoleillés
Les logements bénéficient de cadres de vie qualitatifs et variés : le cœur d’îlot, le parvis orienté sud avec vue sur le quartier, le mail planté et ses espaces publics, ainsi que la rue résidentielle avec ses volumes bas et ses jardins. La strate des niveaux bas est continue et compacte. Elle propose un maximum de logements traversants prolongés par des jardins d’hiver. Les étages supérieurs accueillent des logements avec de grands balcons d’angle, offrant une typologie d’espaces extérieurs atypique et qualitative dans son ensoleillement et ses usages.
Le travail sur les volumes permet de composer les masses bâties en cohérence avec les pleins et les vides voisins, mais aussi de maximiser l’ensoleillement des logements. L’organisation des circulations verticales et des émergences génère un maximum de logements traversant, double ou triple orientés privilégiant les orientations sud et ouest. Les volumes sont simplifiés pour minimiser les vis-à-vis tout en favorisant les perspectives lointaines. Cette recherche de compacité appuie l’économie de la construction tout en maximisant l’espace libre dans le jardin.

