
À Saint-Mandé (Val-de-Marne), pour la ville maître d’ouvrage, l’agence antonio virga architecte a livré en 2026 la restructuration et l’agrandissement de la médiathèque. Superficie : 1 582 m² SDP. Coût des travaux : 3,80 M€ HT. Communiqué.
Une nouvelle identité architecturale ouverte sur la ville
Inaugurée en 1971, la médiathèque de Saint-Mandé fait l’objet d’une restructuration visant à révéler son patrimoine bâti. L’objectif est de transformer cet édifice à l’aspect initialement administratif en un lieu culturel affirmé, ouvert sur la ville et ancré face au bois de Vincennes. Pour lui offrir une visibilité forte, un signal urbain marquant a été conçu : un nouvel auvent d’entrée et des extensions en toiture, tous unifiés par un bardage en tôle d’aluminium anodisé doré.
L’identité du lieu se renouvelle également grâce à une signalétique ludique utilisant le principe de l’agamographe, ainsi qu’à de nouveaux aménagements extérieurs. Les usagers peuvent désormais profiter d’un jardin de lecture et d’une toiture-terrasse accessible, celle-ci est couronnée d’une structure métallique créant une véritable intériorité à ciel ouvert, elle offre des points de vue inédits sur la ville et la cime des arbres.

Un accueil repensé en véritable point de convergence
Pensé pour susciter la curiosité des passants, le hall d’entrée agit comme un véritable « hub » qui organise les flux et facilite l’orientation. Il intègre de nouvelles percées visuelles qui dirigent le regard vers les niveaux supérieur et inférieur. Depuis cet accueil, de larges gradins en béton assurent une continuité fluide et guident les visiteurs vers le rez-de-jardin. Ce niveau inférieur est conçu comme le véritable cœur de la médiathèque : un « tiers-lieu » convivial accueillant un café, une salle de projection et un espace de consultation.

Flexibilité des usages et transversalité visuelle
À l’intérieur, la conception repose sur une distinction stratégique entre le « fixe » et le « mobile » afin de garantir une flexibilité maximale. La structure d’origine dicte l’agencement fonctionnel : pour conserver des plateaux vastes et libres, les services internes, le stockage et les sanitaires sont relégués aux extrémités du bâtiment.
Les espaces de lecture, quant à eux, longent la façade boisée pour instaurer un dialogue visuel continu avec le bois de Vincennes. Afin de préserver la transversalité des plateaux, les rayonnages privilégient des modules bas axés sur la trame de façade. La partie modulable s’adapte ainsi aux nouveaux usages, lire, travailler, se détendre, grâce à un mobilier épuré et à des salles fermées équipées de rideaux périphériques et de murs vitrés mobiles.

Une atmosphère brute et contemporaine
La partie fixe de l’aménagement définit l’écrin du bâtiment en assumant des choix esthétiques et techniques clairs. L’intérieur revendique son aspect brut : la structure en béton a été sablée et laissée apparente, tout comme les réseaux techniques au plafond. Au sol, un revêtement souple en caoutchouc à pastilles vient unifier l’espace.
L’atmosphère globale du lieu repose sur un contraste harmonieux entre la brutalité de la structure, la sobriété du mobilier et les touches de couleurs vives apportées par le graphisme de la signalétique intérieure, créant ainsi un ensemble résolument contemporain et homogène.
